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Comment se détermine la perte d’autonomie ?

Temps de lecture 3 min

Evaluer l’autonomie

Lorsque qu'un proche âgé commence à perdre son d'autonomie, un bilan est indispensable. Une évaluation réalisée par des professionnels permettra de cerner précisément les besoins de la personne âgée, et de prétendre, le cas échéant, à des aides financières. Aujourd'hui, l'outil principal pour évaluer l'autonomie, dans le cadre de la demande d'Apa notamment, est la grille Aggir (pour Autonomie gérontologie groupe iso-ressources)

Qui évalue la perte d’autonomie ?

L’évaluation a lieu le plus souvent à la suite d’une demande d’allocation personnalisée d’autonomie (Apa).

Une équipe médico-sociale sera envoyée par le conseil départemental, au domicile de la personne âgée. Cette équipe est composée d’un médecin ou un.e infirmier.ère et un travailleur social. 

Le médecin traitant peut trouver également utile de proposer l’évaluation. Le patient sera alors adressé à un centre d’évaluation gérontologique (CEG), souvent dépendant de l’hôpital. La consultation pluridisciplinaire (médecin, infirmier.ère, assistante sociale…) dure environ une heure. 

Au sein d’un Ehpad (maison de retraite), l’évaluation sera mise en chantier par l’équipe de l’établissement sous la responsabilité du médecin coordonnateur.

Gros plan sur la grille Aggir

La grille Aggir permet d’évaluer les différentes activités de la vie courante de la personne âgée en les classant chacune en trois catégories : la personne fait seule”, fait partiellement”, ne fait pas”.

Dix activités sont évaluées pour permettre l’attribution de l’Apa : toilette , habillage, alimentation, élimination urinaire et fécale, transferts (capacité à se lever, se coucher, s’asseoir), déplacements à l’intérieur du logement, déplacements à l’extérieur, communication à distance (utilisation du téléphone, d’une alarme, d’une sonnette), cohérence (capacité à parler et/​ou à se comporter de façon logique et sensée), orientation (capacité à se repérer dans le temps, les moments de la journée et les lieux).

Sept autres activités sont ensuite évaluées pour apporter des informations utiles à l’élaboration d’un plan d’aide personnalisé : cuisine, ménage, transport (prendre et/​ou commander un moyen de transport), achats, suivi du traitement (se conformer à l’ordonnance du médecin), gestion (gérer ses propres affaires, son budget, ses biens), activités de temps libre.

A partir des résultats de l’évaluation, notamment sur les 10 premières variables, dites discriminantes, un Gir (groupe iso-ressources) est déterminé.

Que désigne le Gir ?

Le Gir 1 correspond aux personnes âgées confinées au lit. Que ce soit par une pathologie physique ou si les fonctions cognitives sont gravement altérées.

Le patient nécessite une présence indispensable et continue d’intervenants. Dans ce groupe se trouvent également les personnes en fin de vie.

Le Gir 2 regroupe deux catégories majeures de personnes âgées :

- celles qui sont confinées au lit ou au fauteuil dont les fonctions cognitives ne sont pas totalement altérées. Elles nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante,

- celles dont les fonctions mentales sont altérées, mais qui ont conservé leurs capacités à se déplacer.

Le Gir 3 correspond, pour l’essentiel, aux personnes âgées ayant conservées leur autonomie mentale et partiellement leur autonomie locomotrice et qui nécessitent quotidiennement et plusieurs fois par jour des aides pour leur autonomie corporelle.

La majorité d’entre elles n’assument pas seules l’hygiène de l’élimination anale et urinaire.

Le Gir 3 correspond aussi aux personnes qui débutent une perte d’autonomie psychique.

Le Gir 4 comprend deux catégories de personnes âgées :

- celles n’assumant pas seules leur transfert mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer à l’intérieur du logement. Elles doivent parfois être aidées pour la toilette et l’habillage. Une grande majorité d’entre elles s’alimentent seules,

- celles n’ayant pas de problèmes locomoteurs, mais devant être aidées pour les activités corporelles et pour les repas en raison d’atteintes cognitives. 

Pas de droit à l’Apa pour les personnes relevant des Gir 5 ou 6

Le Gir 5 comprend des personnes assurant seules leurs déplacements à l’intérieur de leur logement, s’alimentant et s’habillant seules. Elles ont besoin d’une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage.

Le Gir 6 se compose des personnes qui n’ont pas perdu leur autonomie pour les actes discriminants de la vie courante mais sont des personnes âgées que l’on qualifie de fragiles” en raison de maladies chroniques évolutives à risque de complications.

Les Gir 5 et 6 confrontés à un incident de santé ponctuel qui aggrave leur état peuvent bénéficier temporairement :

- d’une aide spécifique à la sortie d’hospitalisation à demander au service social de la caisse régionale d’assurance maladie (CRAM),

- s’ils ne sont pas hospitalisés, d’une aide à domicile après évaluation des besoins par une équipe de la CNAV qui propose un plan d’aide dont la prise en charge est proportionnelle aux revenus,

- s’ils bénéficient déjà de la prise en charge d’aide ménagère à laquelle peut prétendre toute personne âgée, cette aide à domicile peut être transitoirement accrue (6 heures d’aide à domicile par semaine maximum).

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